Afrocyberféminismes #4
Afrogalactica II: The Black Star Chronicles, Kapwani Kiwanga. Courtesy the artist and Galerie Tanja Wagner, Berlin.

Afrocyberféminismes #4

The Black Stars

L'afrofuturisme décrit "une science-fiction et une cyberculture du XXe siècle au service d’une réappropriation imaginaire de l’expérience et de l’identité noire". La puissance de mobilisation et de subversion de ce concept reste-t-elle intacte aujourd'hui ?

Le terme "afrofuturism" a été utilisé pour la première fois en 1994 par Mark Dery pour décrire une "science-fiction et une cyberculture du XXe siècle au service d’une réappropriation imaginaire de l’expérience et de l’identité noire." Avec More Brillant Than the Sun (1998) de Kodwo Eshun, l'afrofuturisme devient le mot d’ordre d’une avant-garde esthétique et politique. La puissance de mobilisation et de subversion de ce concept reste-t-elle intacte au XXIe siècle ?

Conférences-performances

  • Mawena Yehouessi (aka M.Y) [FR] directrice artistique et fondatrice de la plateforme Black(s) to the Future.
  • Tarek Lakhrissi [FR] écrivain et artiste, il part du concept de « Gulf Futurism », énoncé par l’artiste Sophia Al Maria, pour explorer l’idée d’un « Arab Futurism ».
  • Kapwani Kiwanga [CA] dans la trilogie Afrogalactica, l’artiste canadienne Kapwani Kiwanga incarne une anthropologue qui vit en 2100 dans les États-Unis d’Afrique. Le chapitre 2, The Black Star Chronicles, traite de la fabrication du genre et de la race et fait référence au travail d’Octavia Butler et de Samuel R.Delany.

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Afrocyberféminismes #5

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La race et le genre à l’épreuve du code

Les algorithmes ne sont pas neutres. La mythologie qui a longtemps consisté à présenter les technologies de l’information et de la communication comme abolissant les frontières et les différences de couleur de peau, d'origine et de genre, est fortement mise à mal par des chercheur.se.s qui mettent en évidence les biais dans le code.

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Afrocyberféminismes #3

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Dans l’ombre du start-uper apparaissent de nouvelles figures féminines qui refusent d’être les "licornes africaines" et développent une culture numérique propre.

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Trans, cyborgs, avatars et gaming postcolonial

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Dans le magazine autour du cycle « Afrocyberféminismes »

Données fantômes : ce qui n'est pas compté et qui compte

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