« C'est quoi un First-Person Shooter ? »

Nous sommes allés, micro tendu et oreilles grandes ouvertes, à la rencontre de Balthazar Auxietre. Avant qu'il ne donne son premier atelier à la Gaîté Lyrique, nous avons demandé à ce jeune réalisateur, qui passe du jeu au cinéma, de nous expliquer son univers et son vocabulaire.

La définition de Wikipédia

« Le jeu de tir subjectif, souvent appelé FPS, sigle pour l'expression anglaise first-person shooter, est un type de jeu vidéo de tir basé sur des combats en vue à la première personne, c'est-à-dire que le joueur voit l'action à travers les yeux du protagoniste. Le jeu de tir subjectif est un sous-genre du jeu d'action et partage des traits communs avec les autres genres de jeux de tirs, tels que le jeu de tir objectif ou le jeu de tir au pistolet. Depuis la création du genre, le jeu de tir subjectif a été marqué par la naissance et l'évolution des graphismes en trois dimensions grâce aux progrès du matériel informatique, ainsi que l'évolution du jeu multijoueur et du sport électronique.

Les deux premiers jeux de tir subjectifs sont Maze War et Spasim sortis en 1974. MIDI Maze, en 1987, introduit le jeu multijoueur en réseau local et devient le premier jeu de tir subjectif sur console de jeux vidéo. Wolfenstein 3D, en 1992, est généralement crédité d'avoir créé les mécanismes du genre, sur lesquels les jeux suivants seront basés. Doom, en 1993, popularise le genre auprès du grand public et deviendra l'un des jeux de tir subjectif les plus influents. Half-Life, en 1998, renforce la narration et les éléments de puzzle. GoldenEye 007, en 1997, est le premier jeu de tir subjectif majeur sur console de jeux vidéo, suivit de la série Halo qui prouvera l'intérêt critique et commercial du genre sur console. »

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Balthazar Auxietre

Balthazar Auxietre est né en 1985 et vit et travaille à Paris. Il est diplômé du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, après avoir fait un parcours à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

Il entame en 2006 une série de courts-métrages sur le thème du voyage, de l'errance et de la sensation d'altérité qui en découle. Le premier film, tourné au Maroc, est adapté de la nouvelle éponyme de H.P Lovecraft, Nyarlathotep ; et ILS se déroule au Mali. Cherchant à créer un cinéma qui dépasse la notion de genre, son travail se situe d'abord à la lisière du documentaire et du cinéma fantastique.

Dans cette perspective, il commence en 2008 la réalisation d'un moyen-métrage de fiction pour son diplôme des Arts Décoratifs où les techniques de prise de vue réelle et l'animation en stop motion sont mélangées. Projet Ex-60, réalisé en collaboration avec un étudiant en animation, est un film de science-fiction rétro-futuriste qui évoque le parcours nostalgique d'un scientifique qui tente de revisiter les visions utopiques de son enfance.

Le film Welcome qu'il réalise en 2010 dans le cadre du Fresnoy poursuit l'interrogation de l'auteur sur la notion de la perte d'identité du personnage fictionnel. Inspiré par la sensation de vacuité émotionnelle ressentie dans les casual games type The Sims, il présente un adolescent qui évolue dans un univers où le réel s'apparente au virtuel.

L'intérêt que porte le réalisateur au médium du jeu vidéo le pousse à la réalisation d'un projet multimédia en 2011. La possibilité d'immerger le spectateur dans un univers fictif et les potentialités expressives du logiciel de création de jeu Cryengine sont les moteurs du projet Eidolon. À l'aide d'un casque de réalité virtuelle, cette installation interactive plonge un spectateur dans les souvenirs d'un défunt et l'amène à littéralement explorer son cerveau. Son objectif actuel est de continuer à développer ce type d'expériences à la croisée du jeu et du cinéma pour la proposer à un public plus large et désireux d’œuvres immersives.

Illustration : capture d'écran du jeu Crysis 2