The Happy Show

La Gaîté lyrique entraîne son public dans l'exploration d'un bonheur sensoriel et intellectuel avec, pour guide, Stefan Sagmeister.

Le bonheur est-il un muscle comme les autres ? 

Faut-il pédaler pour le développer? L’Autrichien, new-yorkais d’adoption, est un graphiste de renom. La première pop star du genre ! On le dit aussi designer, typographe, artiste. Il est de ceux à qui un mot, une case, un métier ne suffisent pas. Militant d'un design qui prend sa source dans le vécu et les émotions, l’auteur de pochettes d’albums mythiques – des Rolling Stones à Lou Reed en passant par Talking Heads – transcende toujours les commandes qui lui sont faites pour y insuffler subjectivité et humanité. Ses obsessions personnelles nourrissent ses carnets de croquis, ses listes sans fin qu’il affectionne, ses travaux de recherche et, pour la première fois, une exposition consacrée au thème qui lui est cher : le bonheur.

Après une tournée nord-américaine, l’exposition « The Happy Show » arrive, au cœur de l’hiver, dans le pays d’Europe qui a régulièrement les plus mauvais indicateurs de bien-être : le nôtre. 

 

Un graphiste qui vous veut du bien

Une introduction à l’univers de Stefan Sagmeister

Vous ne le saviez peut-être pas mais vous connaissez sans doute Stefan Sagmeister ! L’artiste autrichien new-yorkais d’adoption a dessiné des pochettes d’albums mythiques, telles que celles des Rolling Stones, de Lou Reed ou de David Byrne. Dans une première partie de cette exposition-exploration consacrée à son bonheur, il nous présente son univers graphique et ludique. Son amour pour la musique le dispute à son appétit pour filmer d’improbables matières et délivrer des messages. Des singes et des bananes, des œufs et du café, Stefan Sagmeister ne s’est fixé aucune limite pour écrire et décrire les maximes qui sont ses lignes de conduite vers le bien-être.
Commencez à vous faire plaisir en prenant une carte dans un distributeur. 
Elle vous donnera une mission à accomplir au cours de l’exposition et, qui sait, il se pourrait qu’elle soit déjà un petit pas dans la grande quête du bonheur à laquelle nous invite Sagmeister.

 

Vive les statistiques !

La fresque de statistiques sur le bonheur

Homme ou femme, jeune ou vieux, célibataire ou en couple, vingt et un mètre de graphiques en jaune et noir nous proposent de mesurer notre propension au bonheur. La science pourrait-elle, au vu de notre environnement, calculer notre taux de satisfaction ?
A vous d’en juger !
Les statistiques selon Sagmeister s’apparente à un grand jeu. Pour mesurer le bien-être des visiteurs du jour, il a même imaginé un outil de mesure à base de chewing-gums : de 1 à 10, estimez votre niveau de bonheur du moment tout en mâchant !

Le corps en quête

Sagmeister met le corps à contribution dans sa quête de bonheur

Dans la petite salle, on s’entraîne à être heureux ! Et l’on apprend aussi que les métaphores chez Stefan Sagmeister se vivent autant qu’elles se lisent. Un vélo attend donc celles et ceux qui seront prêts à donner de leur personne pour accéder à une maxime que le graphiste tâche de s’appliquer à lui-même afin d’optimiser son niveau de satisfaction. L’électricité produite à la force des mollets illumine des lettres en néons colorés. Pédalez pour décrypter !
De part et d’autre, deux petits films très chorégraphiés révéleront leurs maximes sur terre et en l’air, sur l’eau ou sur la peau. 

 

Le journal de bord 

A la recherche du bonheur, les travaux graphiques, photographiques et vidéos de Stefan Sagmeister

Stefan Sagmeister tient un journal depuis son enfance, il a la passion des lettres, des mots, des phrases et des listes de choses à faire. Il puise dans ses expériences et sensations personnelles pour nourrir ses travaux. Pour lui, le message passe toujours mieux quand on y a mis du sien. Tel un journal de bord qui se déploie, l’exposition est une plongée dans son graphisme autant que dans ses préoccupations. Plus que jamais en quête de son propre bonheur, il nous parle et il nous écrit, à travers des vidéos dans lesquelles il intervient parfois et des séries de photographies qui ont immortalisés ses typographies. « Ces maximes illustrent l’idée que si tu arrives à savoir ce que tu veux dans la vie et si tu vis selon tes désirs, tu pourras augmenter ton bien-être », explique leur auteur.

Sagmeister vous met ensuite à contribution et sonde votre bien-être : dessinez votre symbole du bonheur, passez devant une toile d’araignée qui vous délivrera un message, choisissez judicieusement votre place à la table du bonheur, souriez à un tas de carrés de sucre qui vous le rendra bien… et partez le cœur léger et la bouche pleine !

En parallèle de l'exposition, découvrez Wifeel au premier étage : le premier réseau social entièrement dédié aux émotions. Les exprimer, les partager, les mesurer... Découvrez l'humeur des visiteurs de la Gaîté lyrique.

The Happy Show de Stefan Sagmeiser a été organisé par l'Institute of Contemporary Art, Université de Pennsylvanie. La commissaire de l'exposition est Claudia Gould, directrice du Helen Goldsmith Menschel, The Jewish Museum à New York. L'ICA remercie tout particulièrement The Pew Center for Arts and Heritage, via The Philadelphia Exhibitions Initiativ, ainsi que l'ICA's Leadership Circle, pour leur soutien. L'ICA remercie également The Horace W. Goldsmith Foundation, The Dietrich Foundation, Inc. ; The Overseers Board pour l’ICA ; les amis et les membres de l'ICA, l'Université de Pennsylvanie ; ainsi que The Philadelphia Cultural Fund pour son soutien opérationnel. L'ICA reçoit l'aide du Pennsylvania Council on the Arts, agence d'état fondée par le Commonwealth of Pennsylvania et de l'agence fédérale National Endowment for the Arts. L'ICA remercie enfin The Chodorow Exhibition Initiative Fund pour son soutien à la diffusion de l'exposition.

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