Projection

MY NAME IS ALBERT AYLER

Dimanche 5 Juin 2011 à 16h
Sur les traces du prophétique saxophoniste de free jazz Albert Ayler, de Cleveland à la Suède en passant par New York.
 

MY NAME IS ALBERT AYLER

De Kasper Collin - 2007 - Suède - 79 min - VOST

Retrouvé mort à 34 ans dans l'East River de New York, Albert Ayler disait de sa musique: "Si les gens ne l'aiment pas maintenant, ils l'aimeront un jour."

"My Name is Albert Ayler. C'est ainsi que le saxophoniste ténor le plus original de toute l'histoire du jazz se présente un soir à Sunny Murray et Gary Peacock. La nuit dernière, j'ai vu le passionnant portrait réalisé par le suédois Kasper Collin. Soixante dix neuf minutes d'entretiens, d'extraits vidéo, de photos de famille et les rares images muettes existantes d'Ayler. Sa voix est heureusement très présente grâce à des interviews réalisées entre 1963 et 1970. Son père Edward, son frère le trompettiste Don Ayler, le batteur Sunny Murray, le violoniste Michael Sampson, Bernard Stollman fondant le label ESP avec Spiritual Unity, ses ami(e)s, Mary Parks (Mary Maria) refusant d'apparaître à l'image pour conserver sa part de mystère, témoignent de la personnalité élégante et réservée du compositeur.
On le voit jouer du ténor, chanter New Grass, mais il resterait à rénover la copie invisible des Nuits de la Fondation Maeght sorties seulement en CD, pour moi le plus extraordinaire témoignage du génie d'Albert Ayler.
Le blues, son passage dans l'armée, sa culture, son inventivité, sa mystique égyptienne ont suscité une musique étonnante qui ne ressemble qu'à elle-même. Pourtant, les temps ont été difficiles, les musiciens pouvant rester quatre ou cinq jours sans rien manger. Coltrane envoya un peu d'argent lorsqu'Albert lui écrivit désespéré. Je suis touché de l'entendre se référer à Charles Ives, obligé de faire un autre travail pour continuer à écrire sa musique. La chanteuse Mary Maria, sa compagne d'alors, raconte qu'il pensait que sa mort pourrait représenter une solution pour sauver sa famille de la misère... Mais on ne sait rien.
Le 5 novembre 1970, Albert Ayler quitte l'appartement de Mary Parks. Son corps sera retrouvé le 25 novembre, flottant dans l'East River. Il avait 34 ans.” Jean-Jacques Birge

Projection à 16h.

tarif

5€ / 3€*

Venir à la Gaîté

La Gaîté lyrique est ouverte du mardi au dimanche.
se renseigner
sur les horaires

Newsletter

Abonnez-vous pour recevoir l'actu de la Gaîté lyrique