Projection

PLAYER HATING : A LOVE STORY

Jeudi 2 Juin 2011 à 14h
Une immersion dans l'univers quotidien du rappeur Half-a-Mill dans une cité HLM de Brooklyn : une vie de gangster de rue, en présence du réalisateur Maggie Hadleight-West.
 

PLAYER HATING : A LOVE STORY

de Maggie Hadleigh-West - 2009 – Etats-Unis – 97 min – couleur Première Française

Plongée hallucinante dans le Albany Project, cité HLM de Brooklyn, autour du rappeur Half-a-Mill et de son crew. La thug life - vie des gangsters de rue - au quotidien : sans rien de spectaculaire, mais habitée par une violence omniprésente, implacable, qui broie tout sur son passage. Au terme d'un tournage risqué, la réalisatrice Maggie Hadleigh-West est allée chercher au-delà des clichés du rap et des ghettos, et en revient avec un film à la mélancolie puissante, une des découvertes du festival.

Définition: Player Hating -« Quelqu'un est prêt à s'épanouir au grand jour, et vous ferez tout pour empêcher cet enfoiré d'avoir sa part du gâteau - ça peut être aussi subtil que des lyrics cassants, ou aussi extrême qu'une fusillade. » Trent Bond, Manager de Half et ancien détective du NYPD.
Élevé comme ses amis dans cette cité de Crown Heights, Brooklyn, Building 193, Half traîne avec les mêmes dix personnes depuis son enfance - son crew. Player Hating les suit comme ils écrivent, enregistrent et lancent son premier album, « Million », qui devrait tous les sortir de la pauvreté, du désespoir et de la violence.

/ Le film suit un compte à rebours jusqu'à la sortie de l'album. Entre temps, c'est la vie quotidienne d'un thug et de sa bande : traîner au coin de la rue devant l'épicier. Traîner en bas des immeubles. Boire. Fumer de l'herbe. Boire. Se défoncer. Et la violence qui surgit en permanence, presque sans éclat, juste froide et impitoyable. Comme pour leur rappeler qu'il n'y a pas d'autre issue hors de cette vie que la mort. Jusqu'au dénouement final, glaçant.

Maggie Hadleigh-West nous donne à voir des communautés et des territoires comme abandonnés du gouvernement, livrés à eux-mêmes, à la pauvreté, et à une violence implacable et impitoyable, à quelques minutes à peine de Manhattan. La réalisatrice réussit le tour de force de leur faire baisser leur garde, sortir des poses et des attitudes de gangsters, et se livrer avec humour et philosophie. Loin des clichés du hip-hop et du gangsta rap, une oeuvre poignante à la mélancolie puissante, et une des découvertes du festival.

Projection à 20h en présence de Maggie Hadleight-West.

tarif

5€ / 3€*

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