Projection

S comme Sonore

Mercredi 2 Juillet 2014 à 19h30
Dix-huitième lettre de l'abécédaire MOVING_IMAGE : S comme Sonore.
  • Pennell

MOVING_IMAGE interprète la dix-neuvième lettre de l'abécédaire 

Un abécédaire d'œuvres vidéos, filmiques et multimédias...

Chaque mois, MOVING_IMAGE propose un éclairage critique et prospectif sur ce domaine aux frontières mouvantes, où convergent à la fois un questionnement esthétique, social et politique de notre époque, et des enjeux liés à l’évolution des modes de production et de diffusion. Transversales et ouvertes, les séances se déroulent en présence d'artistes invités qui parlent de leur travail et de leurs recherches, ainsi que d'intervenants qui apportent un regard singulier sur la séance.

Un cycle proposé par Nathalie Hénon et Jean-François Rettig.

Pour la 19ème lettre de son abécédaire, MOVING_IMAGE propose une exploration de différents mondes sonores. Sons directs, indirects ou hors champ, bruits, voix, musiques et silence deviennent l’envers tangible des images. Avec 5 films et vidéos rares qui interrogent le paradoxe de notre perception.

 

Miranda Pennell : Drum Room

Vidéo, digibeta, couleur, 15’05’’, Royaume-Uni, 2007 [sans dialogue]

Les espaces vides d'un bâtiment s’ouvrent et dévoilent des musiciens qui s’exercent ensemble, seuls. Miranda Pennell filme le silence, la production sonore et l’expérience sonore en train de se produire, à la fois subjective et collective.

Miranda Pennell vit et travaille à Londres. Photographe et vidéaste, son travail s’intéresse aux différents aspects d’une performance collective. Son travail a été présenté notamment à la Tate Modern, au Centre Pompidou, au Musée national Reina Sofia.

 

Daniel Kötter : Communal Retreat

Fiction/documentaire, hdv, couleur, 15’, Allemagne/Canada, 2012 [VOST français]
Sur les traces de Glenn Gould, Daniel Kötter réalise sa “Solitude-Trilogy”, et interroge ce que pourrait signifier une communauté dans une situation de périphérie. Le film explore les différentes modalités d’apparition sonore dans la continuité d’un récit.

Daniel Kötter vit et travaille à Berlin. Ses films combinent techniques structuralistes, éléments documentaires et musique expérimentale. Son travail a notamment été présenté à la Biennale de Venise, au San Francisco Museum of Modern Art, au KW Institute for contemporary art Berlin.

 

Kasper Akhøj, Tamar Guimaraes : A Família do Capitão Gervasio

Documentaire exp., 16mm, noir et blanc, 14’, Danemark/Brésil, 2013 [sans dialogue]

Kasper Akhøj et Tamar Guimarães font le portrait d’une communauté de médiums et de spirites, à Palmelo, petite ville de 200 habitants, au centre du Brésil. Le film fait référence à une carte qui répertorie une vingtaine de villes astrales au Brésil. Parallèles aux villes terrestres, elles seraient parfaites.

Kasper Akhøj et Tamar Guimarães vivent et travaillent à Copenhague. Kasper Akhøj a étudié à la Royal Danish Academy of Fine Arts, et Tamar Guimarães au Goldsmiths College à Londres. Leur travail a été exposé dans de nombreux musées à travers le monde, et plus récemment à la 55ème Biennale de Venise.

 

João Salaviza : Strokkur

Documentaire exp., hdv, noir et blanc, 7’16’’, Portugal, 2011 [sans dialogue]

João Salaviza fait physiquement face au choc thermique d'un geyser jaillissant à intervalle régulier d'une faille en Islande plongeant dans les profondeurs de la Terre. Il éprouve le phénomène avec son corps et ses outils techniques, amplificateur, micro et caméra.

João Salaviza vit et travaille à Lisbonne. En 2009 il remporte la Palme d’Or du court métrage au Festival de Cannes. Ses films ont été projetés notamment au Festival international du film de Rotterdam, au Centre Pompidou, à la Biennale de Venise et à la Berlinale.

 

Johan van der Keuken : Herman Slobbe, l'enfant aveugle n°2

Documentaire, 16mm, noir et blanc, 29’, Pays-Bas, 1966 [VOST français]

Johan van der Keuken a réalisé en 1964 un premier film dans une institution d’enfants aveugles. Au cours du tournage, il remarque Herman Slobbe auquel il consacre un deuxième film. La forte personnalité de l’enfant se double d’un rapport exceptionnel à la vie. Herman devient le reporter du film, change de rôle, n’est plus objet. Johan van der Keuken fait surgir parfois dans le film des images d’événements politiques graves, de même que des images de son documentaire suivant. "Herman Slobbe, l'enfant aveugle n°2" est certainement l’un des films les plus forts, les plus justes de Johan van der Keuken.

Johan Van der Keuken est l’un des plus grands documentaristes modernes. A travers une cinquantaine de films, il a exploré de façon magistrale les frontières entre subjectif, singulier et universel. Des expositions ont été consacrées à son œuvre notamment au Centre Pompidou, au Jeu de Paume, au Stedelijk Museum. Des rétrospectives de son œuvres ont été présentées notamment au MoMA de New York, au Centre Pompidou et à la Cinémathèque française.

 

tarif

5€ / 3€ / Gratuit pour les adhérents (hors frais de location)
lieu: 
Auditorium
public: 
Tout public

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