Projection

U comme Urbanisme

Moving_Image

Mercredi 5 Novembre 2014 à 19h30
L'urbanisme modèle nos circulations quotidiennes, inscrit dans l'espace et l'agencement des matériaux les idéologies ou les utopies les plus diverses. Comment les images en mouvement interrogent-elles aujourd'hui l'urbanisme?
  • Guillaume Linard-Osorio : Os candagos
  • Jakob Gautel : Ville nouvelle?
  • Jean-Luc Vilmouth : White Building
  • Ferhat Özgür : I can sing
  • Romana Schmalisch : Weg zum Klub

Pour la 21ème lettre de son abécédaire, MOVING_IMAGE interroge les notions d’espace public et d’urbanisme.

En présence de Jakob Gautel et de Guillaume Linard-Osorio, et de Jean-Luc Vilmouth.

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Ferhat Özgür : I can sing

Vidéo,  couleur, 7', Turquie, 2008 [VOSTEN]

Sur fond de bâtiments en construction, une Anatolienne voilée chante une complainte. Ses lèvres bougent. Mais la bande-son de la vidéo est  "Hallelujah", classique de Léonard Cohen repris par Jeff Buckley.

Ferhat Özgür vit et travaille à Istanbul. Il s’intéresse aux phénomènes de transformation urbaine et de   gentrification à travers l’étude des stratégies de survie et des rituels. Son travail a été exposé internationalement, notamment récemment à la Biennale de Berlin et à la Biennale d’Istanbul et au MoMA PS1 de New York. Ses réalisations font partie aujourd’hui des collections de musées comme le Centre Pompidou et le Musée d’Art Moderne de Salzburg.

Jakob Gautel : Ville nouvelle?

Documentaire expérimental,  couleur, 23'13'', Allemagne / France, 2010 [VO français]

Cinquante ans après un film de commande réalisé sur le nouveau quartier des Buis, Jakob Gautel a réalisé un « film-miroir », projeté en vis-à-vis du premier, opposant aux images anciennes des vues du quartier d’aujourd’hui, barres délabrées ou vouées à la démolition, mais aussi de la vie sociale du quartier, mêlées à des vues de spectateurs du film, prises lors de trois projections publiques du film, organisées par la MJC.

Jakob Gautel vit et travaille à Paris. Il expérimente des formes d’art hors des espaces convenus et participe à de nombreuses expositions dans des galeries, des musées et centres d’art. Son travail a notamment été exposé au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, à la Biennale internationale d’art contemporain de Melle, ou encore au Studio national des arts contemporains du Fresnoy.

Guillaume Linard-Osorio : Os candagos

Vidéo, couleur, 8'10'', France, 2010 [sans dialogue]

Guillaume Linard-Osorio questionne ici l'histoire des utopies urbaines, en mettant en perspective les images d'un film d'aventure, "L'Homme de Rio" de Philippe de Broca réalisé en 1963, dont certaines séquences ont été tournées dans Brasilia alors en chantier, avec l'histoire de ses ouvriers bâtisseurs, privés de la possibilité d'une ascension sociale car relégués aux franges de la ville.

Guillaume Linard-Osorio vit et travaille à Paris. Son travail questionne la notion de projet et le rôle des processus de déconstruction et de construction dans la représentation du réel. Il a notamment été exposé à la Biennale internationale du design à Saint Etienne, au Centre Pompidou à l’occasion de la Nuit des Musées et au Musée d’art moderne et contemporain de Genève.

Filipa César : Porto, 1975

Documentaire, couleur, 10’, Portugal, 2010
"Bouça" était un projet de logements sociaux conçu par l’architecte Álvaro Siza en 1973, peu avant la fin de l’Estado Novo de Salazar. Les travaux, arrêtés juste après le putsch de 1975, ont repris en 1999 et ont été terminés en 2006. Le lieu se nomme aujourd’hui Oporto. Un long plan séquence traverse l’ensemble urbain, des cours, des escaliers, un appartement, et s’arrête dans une agence d’architecture installée là où aurait dû se trouver une crèche.
Filipa César vit et travaille à Berlin. Son travail explore l’aspect fictionnel de la pratique documentaire, et interroge la portée politique des images en mouvement. Ses œuvres ont été exposées notamment à la Contemporary Art Gallery de Vancouver, à la Tate Modern à Londres, à la Biennale de Venise.

Romana Schmalisch : Weg zum Klub

Vidéo, couleur , 11',  Allemagne, 2007 [VOSTFR]

En rapprochant par le collage des bâtiments soviétiques datant des années 1920 et des films et enregistrements audio de la fin des années 1930, Romana Schmalisch confronte le début de l’avant-garde aux plans mégalomanes staliniens. Le film examine l'image de Moscou telle qu’elle a été rapportée par les médias à un moment de changements politiques et sociaux définitifs et radicaux.

Romana Schmalisch vit et travaille à Berlin. Elle a développé plusieurs projets au confluent de la théorie et du film, interrogeant les représentations cinématographiques et la représentation des processus historiques et des structures sociales. Ses réalisations ont été projetées et exposée dans de nombreux musées et centre d’art, notamment au Palais de Tokyo, à la Fondation pour l’Art Contemporain de Kiev et au Centre National des Arts Contemporains de Moscou.

Jean-Luc Vilmouth : White Building

Documentaire exp., couleur, 25’, France / Cambodge, 2005 [VOSTFR]

Invité à Phnom-Penh, Jean-Luc Vilmouth a été saisi par l’existence d’un bâtiment qu’un assistant de Le Corbusier, l’architecte cambodgien Vann Molyvann, a construit dans les années soixante sur le modèle utopique de la Cité radieuse. Les habitants se sont installés dans ce bâtiment, bien qu’inachevé, et l’ont transformé. La vie a repris le dessus, comme les usages locaux.

Jean Luc Vilmouth vit et travaille à Paris. Par le biais de sculptures, d’installations, de vidéos ou de performances, Jean-Luc Vilmouth questionne notre rapport à l’objet et sa place dans notre environnement quotidien. Son travail a notamment été exposé au MoMA PS1 de  New York, au Centre Pompidou  et au Palais de Tokyo.

 

un abécédaire d'œuvres vidéos, filmiques et multimédias...

Chaque mois, Moving_image propose un éclairage critique et prospectif sur ce domaine aux frontières mouvantes, où convergent à la fois un questionnement esthétique, social et politique de notre époque, et des enjeux liés à l’évolution des modes de production et de diffusion.
Transversales et ouvertes, les séances se déroulent en présence d'artistes invités qui parlent de leur travail et de leurs recherches, ainsi que d'intervenants chroniqueurs qui apportent un regard singulier ou décalé sur la séance.
La forme de chaque séance est elle-même questionnée, redéfinie avec les artistes présentés, afin d'explorer d’autres possibilités de relations avec le public présent ou en ligne, la possibilité d’autres modes de réception et d’expérience collective des œuvres.

Un cycle proposé par Nathalie Hénon et Jean-François Rettig.

tarif

Plein: 
5.00 €
Réduit: 
3.00 €
Adhérents: 
0.00 €
public: 
Tout public

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